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L’HISTOIRE
DU BOUDDHA
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Il y a 2600 ans environ, de
nombreux petits royaumes existaient dans le nord de l’Inde, au pied des
montagnes himalayennes, chacun était gouverné par son propre Roi. L’un
de ces royaumes était le pays des Sakyas. C’était un clan de guerriers
et le roi qui les gouvernait à cette époque s’appelait Suddhodana. Le
Roi habitait dans la capitale nommée Kapilavastu, à la frontière népalaise.
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Une nuit, la
Reine Maha Maya eut un rêve très étrange. Elle vit entrer dans sa
chambre un énorme éléphant blanc qui portait une fleur de lotus. Il
tourna trois fois autour de son lit en barrissant. Dans la matinée, le
Roi convoqua au palais les Sages du pays pour connaître la signification
de ce rêve.
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‘O Roi, votre
Reine donnera naissance à un fils exceptionnel et noble’ ; dirent-ils.
Le Roi et la Reine en furent très heureux.
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Lorsque le
moment prévu pour la naissance fut arrivé, la Reine, selon la coutume de
l’époque, demanda au Roi si elle pouvait rendre visite à ses parents
qui habitaient dans le royaume voisin. Le Roi s’empressa de répondre à
son désir en ordonnant que tout soit fait pour que le voyage soit agréable.
Elle était transportée dans
un palanquin royal et accompagnée d’une suite magnifiquement habillée
et dont les bijoux étincelaient.
Sur le trajet, ils devaient
passer près d’une forêt et de merveilleux jardins appelés Lumbini.
En arrivant dans ce lieu
enchanteur, et en voyant les sommets himalayens recouverts de neige, la
Reine pensa qu’elle aimerait se reposer un moment dans l’ombre fraîche.
Et, ainsi, il arriva, qu’assise sous un arbre Sal, dans le paisible
bosquet Lumbini, elle mit au monde un garçon.
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C’était le
jour de la pleine lune du mois de Vesak (Mai). Tous les arbres étaient en
fleurs et une brise légère répondait à la musique des oiseaux et des
animaux de ce ravissant jardin boisé. Les abeilles bourdonnaient allègrement
en allant de fleur en fleur recueillir du miel. Toute la nature semblait
se réjouir de la naissance de ce Prince.
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Tout le groupe
revint à Kapilavastu et le nouveau Prince y fut accueilli avec une grande
allégresse. L’enfant était très beau. Sa peau avait la couleur de
l’or et ses yeux étaient d’un magnifique bleu violet foncé. Ses
cheveux étaient noirs et tout son corps et ses membres étaient d’une
forme parfaite.
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Après la
naissance, l’un des premiers visiteurs au palais fut un Sage avisé
appelé Asita. En voyant l’enfant, d’abord il sourit puis des larmes
coulèrent sur son visage. Le Roi et la Reine s’inquiétèrent.
“Est-ce qu’un malheur arrivera à notre fils ? “ Oh non,
Vos Majestés ”,
répondit le Sage. ‘Votre fils sera extrêmement favorisé. Je souris
car j’ai beaucoup de chance de le voir, il n’est pas un être humain
ordinaire. Il sera tout à fait exceptionnel. En fait, il deviendra un
jour un Bouddha,
un être Parfaitement Éveillé qui enseignera au monde entier le vrai
bonheur de la délivrance de la Souffrance’.
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À présent, je
suis un vieil homme et je ne verrai pas ce jour, c’est pourquoi je suis
triste.
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Le Roi ne fut
pas réellement heureux en entendant ces paroles. Il invita au palais
d’autres hommes instruits et avisés, huit d’entre eux, pour la cérémonie
de la nomination de son enfant.
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Ils
examinèrent des marques spéciales sur le corps de l’enfant. Sept
dirent qu’il deviendrait un jour un grand empereur ou même un Bouddha.
Mais le huitième Sage, qui s’appelait Kandanna fut très catégorique
et affirma qu’un jour, le Prince verrait quatre signes particuliers et
qu’il abandonnerait son palais et sa famille. Il mènerait la vie simple
d’un ascète en méditation et il deviendrait un Bouddha.
En entendant cela, le Roi et la
Reine furent très troublés. L’enfant fut appelé Siddharta,
qui signifie `celui dont les désirs seront exaucés `, son nom de famille
était Gotama.
La Reine Maha Maya mourut huit
jours après la naissance du Prince. La sœur de la Reine, Prajapathi
Gotami s’occupa de lui et en prit soin comme si c’était son enfant.
En grandissant, il devint beau,
de grande taille, fort et très doué pour les études. En même temps, il
était doux et bienveillant avec des manières agréables et son peuple
l’aimait.
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Un jour,
son père l’emmena à la fête du labourage qui avait lieu chaque année.
Le Roi conduisait le premier attelage de deux bœufs décorés
d’harnachements en or et tirant une charrue en or. Les autres nobles
suivaient le Roi en conduisant des charrues en argent et leurs bœufs
portaient des harnais en argent.
Le jeune Prince était assis à
l’ombre d’un pommier rose. Au lieu de prendre plaisir à la cérémonie,
il commença à méditer. Il se concentra sur sa respiration, conscient
d’inspirer, conscient d’expirer. Sa suite, en revenant près de lui,
le trouva assis, les jambes croisées, plongé dans une extase profonde. `Quel
enfant spécial `, dirent-ils, et ils allèrent en informer le Roi.
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Siddharta
était très bon envers les animaux. Il préférait jouer seul plutôt que
de se joindre à ses amis pour des jeux cruels.
Un jour, il était dans le bois avec son cousin Devadatta
qui tira un oiseau en vol au-dessus d'eux. L'oiseau tomba à terre. Siddharta
courut vers lui, il commença par retirer délicatement la flèche puis il
ramassa des herbes médicinales et pressa leur jus sur la plaie afin
d’arrêter le saignement et il calma l’oiseau effrayé.
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Devadatta
déclara que l’oiseau lui appartenait `il est à moi, je l’ai tué `
dit-il. `Si tu l’avais tué, il serait à toi. Il est seulement blessé
et je lui ai sauvé la vie, il est donc à moi`dit Siddharta.
Finalement, ils décidèrent d’aller devant un conseil d’hommes sages
pour régler le problème. Le Conseil décida qu’une vie appartient à
celui qui la sauve et non à celui qui essaie de la détruire. Ainsi, Siddharta
eut le droit de prendre l’oiseau. Devadatta
fut très en colère.
La compassion de Siddharta
et sa nature contemplative inquiétaient profondément le Roi. Il réfléchissait
souvent à la prophétie des Sages. Il décida de s’assurer, d’une façon
absolue, que son fils ne voie pas les quatre signes spéciaux qui lui
feraient abandonner un jour ses plaisirs de Roi. Le Roi Suddhonana ordonna
donc que le Prince ne soit entouré que par les aspects heureux de la vie.
Les personnes âgées et malades furent tenues à écart. La mort ne fut
pas mentionnée.
On raconte que même les fleurs et les feuilles fanées étaient
retirées des jardins royaux et des parcs afin que le Prince ne puisse
rien apercevoir suggérant de déclin. Le Roi procurait tous les objets de
luxe. Trois palais furent construits pour les trois saisons de l'année,
la saison chaude, la saison pluvieuse et les mois frais de l'hiver. Ces
palais avaient de superbes jardins agrémentés de fontaines et de bassins
pleins de poissons, de cygnes et de nénuphars.
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Une suite jeune
le servait. Des danseuses et des musiciens le divertissaient. Le Prince
grandit dans cet environnement et devint un jeune homme très fort et très
beau. Il avait atteint, maintenant, l’âge de se marier.
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Son père, le
Roi, envoya aux royaumes voisins des propositions de mariage pour Siddharta.
Les messagers revinrent et répondirent que quoiqu’il fut beau et riche,
le Prince n’était pas un guerrier et les rois voisins ne désiraient
pas que leur fille épouse un poltron. Le Roi, en entendant cela, fut très
bouleversé. Mais Siddharta
dit qu’il prouverait son habileté dans n’importe quelle compétition,
y compris le tir à l’arc.
Ce jour-là, il y eut, partout, de grandes réjouissances. Dans la
cour du palais, étaient rassemblés les chevaux, avec leurs harnais étincelants,
chacun accompagné de ses porte-étendards personnels, présentant ses
drapeaux colorés.
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`Siddharta
a gagné la course de chevaux et il est également, le premier dans le
concours de tir à l’arc `criait la foule excitée. Il gagna facilement
tous les concours qui eurent lieu. Ayant prouvé son adresse dans les arts
martiaux, son père organisa un banquet afin de lui choisir une fiancée.
Les rois voisins furent heureux d’y envoyer leurs filles.
A la surprise générale, Siddharta
choisit sa propre cousine, la ravissante Yasodhara.
Son père accepta de la donner en mariage au valeureux Prince.
Ils vécurent avec splendeur
dans un nouveau palais, tout était délice et charme autour d’eux.
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A mesure que le
temps passait, le palais avec tout son luxe et ses amusements ennuyèrent Siddharta
et l’énervèrent. Également, tous les efforts du Roi Suddhodana pour
intéresser son fils aux biens de ce monde ne firent qu’augmenter la
curiosité du Prince pour voir le monde extérieur. Alors, un jour, il
ordonna au conducteur royal de char de le conduire à la périphérie du
palais.
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Channa
choisit un char magnifique tiré par des chevaux blancs. Les gens se réjouirent
de voir leur beau Prince passer dans la rue.
Ils n’étaient pas allés
trop loin lorsqu’ils virent au bord de la route, un vieil homme voûté.
C’était un spectacle tout à fait inhabituel pour le Prince. Il arrêta
les chevaux.
`Qui est-ce, il ressemble à un homme mais ses cheveux sont blancs.
Il n’a pas de dents, ses joux sont creuses et sa peau est ridée. Il est
faible et courbé et s’appuie sur un bâton. Quelle sorte d’homme
est-ce ?’
-
`C’est un
vieil homme` répondit Channa. Il a vécu pendant très longtemps `.
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`Est-ce que
tout le monde devient vieux, Channa. Est-ce que ma belle Yasodhara
deviendra vieille, et vous-même ? Est-ce que je deviendrai vieux moi
aussi ?”
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Siddharta
fut profondément troublé par ce qu’il avait vu.
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Un autre jour,
quand il était dehors avec Channa, ils virent un homme malade. Il était
si faible qu’il ne pouvait pas se tenir debout mais il roulait sur le
sol en criant de douleur. Son corps était couvert de plaies et il bavait.
Channa expliqua que n’importe
qui pouvait tomber malade à n’importe quel moment.
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A la
troisième sortie hors du palais, ils virent passer un cortège funèbre.
Le convoi gémissait de douleur en portant le corps.
“Pourquoi portent-ils cet
homme ?” dit Siddharta
très étonné.
`C’est un mort, mon
Seigneur`.
Pour répondre à plusieurs
questions du Prince, Channa expliqua que la mort est la fin de la vie et
que c’est le sort commun à tous ceux qui sont nés.
`Oui, même vous et votre
Princesse Yasodhara mourront
sûrement un jour, mon Seigneur,` tout à fait insouciant des ordres du
Roi.
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Siddharta,
en réalisant cela, faillit se trouver mal. `Retournons immédiatement au
palais., Dit-il.`Je ne veux pas aller plus loin `.
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Sur le chemin
du retour, ils virent un autre spectacle inhabituel. C’est un homme vêtu
d’une robe jaune et à la tête rasée. Le Prince fut impressionné par
son air calme et paisible. Channa expliqua que c’était un Sage, un
homme qui avait renoncé à sa maison et à sa famille pour trouver le
chemin menant à l’extinction de la Souffrance.
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Au palais, sa
belle-mère lui demanda pourquoi il paraissait si triste.
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`J’ai appris
que tous les êtres vivants deviennent vieux et laids, qu’ils deviennent
malades et qu’ils meurent. Je suis triste lorsque je pense à tout
cela`répondit tranquillement Siddharta.
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Siddharta
avait maintenant vu les quatre signes particuliers qui devaient changer sa
vie, selon la prédiction faite à sa naissance par les Sages et les
hommes érudits.
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Le Roi fut extrêmement
peiné de voir que toutes les précautions qu’il avait prises pour protéger
son fils avaient échoué.
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Cependant,
lorsque la Princesse Yasodhara donna naissance à un fils, il fut rempli
de joie et organisa une grande fête pour célébrer la naissance de son
petit-fils. Il espérait, qu’à présent, Siddharta
ne quitterait pas sa femme et son enfant.
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Le Prince
assista à la fête, mais il était préoccupé par ses propres pensées.
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“Je
dois devenir comme cela, comme cette personne paisible et calme que nous
avons vue dans la rue, habillée en jaune et cherchant le chemin de
l’extinction de la souffrance. Aujourd’hui même, je renoncerai au
monde. J’ai vécu toutes ces années une vie superficielle et très
vide``.
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A mesure que la
soirée s’avançait, il s’assoupit comme s’il ne s’intéressait
aucunement aux divertissements prévus. En voyant le Prince endormi, les
danseuses et les musiciens s’arrêtèrent de danser et de chanter, ils
s’allongèrent pour se reposer mais bientôt ils s’endormirent.
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Quand le Prince
s’éveilla, il fut très surpris de voir tout le monde autour de lui,
profondément endormi. Comme la soirée était différente ! Les danseuses
et les chanteurs qui auparavant avaient semblé si élégants, étaient
maintenant étendus ici et là, quelques-uns uns ronflaient, d’autres
grinçaient des dents. C’était un spectacle très déplaisant. Son désenchantement
de la vie dans le monde fut total.
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Il quitta la pièce
sur la pointe des pieds et demanda à Channa de seller son cheval favori
Kanthaka. Puis, il alla aux appartements de Yasoddhara et, très
silencieusement, il regarda dans la chambre à coucher. Elle était
profondément endormie et tenait l’enfant dans ses bras. Siddharta
avait seulement 29 ans. Avec le cœur lourd, mais fermement déterminé,
il s’arracha à eux et sortit du palais à cheval avec Chanta.
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En atteignant
la rivière Neranjara, il mit pied à terre, il coupa ses cheveux, retira
ses vêtements princiers et ses bijoux, il les donna tous à Channa et lui
ordonna de retourner au palais en emmenant le cheval avec lui. Channa fut
très triste. Il implora le Prince de vouloir bien le garder auprès de
lui mais Siddharta
refusa avec fermeté. Il désirait surtout que Channa retourne dire à la
famille royale de ne pas se lamenter de son départ, car un jour,
lorsqu’il aurait achevé sa recherche, il reviendrait.
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Channa se prépara
pour partir, mais alors Kanthaka refusa de bouger. Siddharta
lui parla avec douceur et le persuada d’aller avec Channa. Mais Kanthaka
savait qu’il ne reverrait pas le Prince et il était si triste qu’il
n’arrêtait pas de se retourner pour regarder avec amour son maître. En
chemin, il mourut de chagrin.
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Siddharta
échangea ses vêtements princiers contre ceux d’un mendiant et il
marcha seul. Il n’était plus un Prince, mais l’ascète sans foyer,
Gotama, à la recherche de la Vérité.
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Il alla voir
Alara Kalama et Uddakaa, des maîtres très connus à cette époque.
Siddharta étudia énormément jusqu’à ce qu’un jour Alara lui dise :
`Je n’ai rien de plus à vous enseigner. Vous êtes maintenant mon égal.
Voulez vous rester et m’aider avec mes élèves ? `. `Ne pouvez-vous pas
m’enseigner à échapper à la mort, à la maladie et à la
vieillesse`demanda Gotama. `Non`, dit Alara, `il n’y a personne au monde
qui sache cela `.
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Il poursuivit
donc sa recherche avec d’autres maîtres et n’étant pas satisfaits,
à nouveau il s’en alla seul. A ce moment-là, il se joignit à cinq
autres ascètes qui s’appelaient Kondanna, Bhaddiya, Vappa, Mahanama et
Assaji. Ils pratiquèrent ensemble la maîtrise de soi, la mortification,
c’est-à-dire refuser les besoins normaux de nourriture et de repos,
dormir sur le sol dur et mener d’une façon générale une vie
inconfortable et pénible. Ils croyaient que pour se purifier
spirituellement, on devait torturer son corps.
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L’ascète
Gotama devint si faible qu’un jour il s’effondra de faim et de douleur.
Il fut trouvé par un berger qui le nourrit de lait et le soigna jusqu’à
ce qu’il ait regagné des forces.
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Il réalisa
qu’une vie de mortification était inutile. Il savait, par expérience,
que la vie de luxe, à laquelle il avait pris plaisir, comme Prince, était
également vaine. Il décida donc de prendre un chemin entre ces deux extrêmes
`Le Chemin du Milieu `. IL commença à revivre une existence normale. Les
cinq ascètes furent déçus par lui et le quittèrent.
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Il
était déterminé à chercher seul la Vérité, sans l’aide de maîtres
ni de compagnons.
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A ce moment-là,
une femme appelée Sujatha vivait dans un village voisin. Elle avait un
fils, et pour accomplir un vœu qu’elle avait fait, elle prépara comme
offrande un plat spécial de riz au lait et elle alla au même bosquet que
celui où l’ascète Gotama méditait.
- En
voyant le personnage beau et serein assis sous un banian, Sujatha fut
envahie d’une crainte respectueuse. Elle présenta son offrande et dit
`Vénérable, qui que vous soyez, dieu ou homme, acceptent, je vous prie,
ce riz au lait, et je vous souhaite d’atteindre le but que vous
recherchez`. Il prit l’offrande, puis il se baigna dans la rivière et
il s’assit sur la berge et mangea le riz au lait. Après cela, il
retourna à la rivière et il posa le bol vide sur l’eau et dit :`Que
ce bol remonte le courant si je dois atteindre l’Éveil `.
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Le bol remonta
le courant.
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Il retourna à
Gaya, à l’abri d’un arbre et avec une totale confiance en lui-même,
il commença à méditer. Il prit cette résolution :`Je ne bougerai
pas d’ici avant d’avoir atteint le Parfait Éveil `, et il passa la
soirée entière dans cette posture de méditation.
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De nombreuses
pensées au sujet de sa femme bien-aimée et de son enfant, des souvenirs
de sa maison luxueuse, de ses parents, de ses amis, des fêtes et des
divertissements. Tout ceci surgissait devant ses yeux comme des éclairs,
mais il n’était pas attiré. Avec une ferme détermination, il continua
à méditer jusqu’à ce que son esprit émergeant de sa méditation
devienne pure et claire.
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Sa recherche
durant six longues années était terminée, en atteignant l’état de Bouddha,
le Parfaitement Éveillé.
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C’était une
nuit du mois de Vase (mai) où la lune brillait en projetant sa lumière
argentée éclatante sur toute la campagne. Le Bouddha
avait 35 ans. Après l’Éveil, il resta assis sous l’arbre durant une
semaine en appréciant l’état de bonheur parfait qu’il avait atteint.
Les six semaines suivantes, il resta autour de l’arbre en différant
postures.
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On raconte que
pendant une semaine, il contempla avec gratitude l’arbre qui l’avait
abrité. Plus tard, l’arbre fut connu comme étant l’Arbre de L’Éveil
ou arbre de Bodhi et l’endroit prit le nom de Buddha-Goya.
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À la fin de la septième semaine, Il décida d’enseigner la
Doctrine (le Dhamma)
qu’il avait découvert. Il savait que le Dhamma
ne serait pas facilement compris et qu’il aurait peu d’attrait pour la
majorité des gens. Néanmoins,
il sentit qu’il lui fallait transmettre sa
doctrine car nombreux
étaient ceux dont l’esprit était prêt à recevoir son
enseignement. Ses maîtres étaient morts, il se souvint des cinq ascètes
qui l’avaient quitté. Il marcha longtemps, plus de cent cinquante kilomètres
jusqu’au Parc des Gazelles à Isipatana, près de Bénarès,
là où les ascètes pratiquaient encore leur discipline extrême.
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En l’apercevant de loin, ils décidèrent de l’ignorer mais en
le voyant approcher, ils remarquèrent qu’il avait changé. Il était
majestueux et imposant. Il y avait un certain rayonnement autour de lui.
Ils s’avancèrent pour l’accueillir, ils lui offrirent un siège et,
selon l’usage, ils allèrent chercher de l’eau pour lui laver les
pieds.
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Ce soir-là, le jour de la pleine lune du mois d’Esala (juillet)
le Bouddha
fit son premier discours
( le Sermon du Parc des gazelles – La
Mise en Route de la Roue de la Loi). Il dit aux cinq ascètes :
`Moines, un ermite doit éviter les deux extrêmes. Le Chemin du Milieu
tel que je le comprends et la pratique procure l’intuition et la
Connaissance et il conduit à l’Eveil`.
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Le Bouddha
leur expliqua alors les Quatre Nobles Vérités qui sont la base de son
Enseignement.
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1-
Dans ce monde existe la souffrance telle que la maladie, la
vieillesse, la mort, la séparation de ceux qu’on aime et les non-obtention
de ses désirs.
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2-
La cause de la souffrance est le désir
ou la convoitise basées sur l’avidité et l’égoïsme. Plus
nous désirons et plus la vie est insatisfaisante.
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3-
Pour mettre un terme à la souffrance on doit supprimer le désir (
De même qu’un feu s’éteint lorsqu’il n’est
plus alimenté, de même le malheur cesse lorsqu’il n’est plus
alimenté par le désir)
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4-
Le moyen de mettre fin à la souffrance est de suivre le Chemin du
Milieu ou le ` Noble Sentier à Huit Voies`, c’est-à-dire :
MORALITÉ
Parole juste
Action juste
Moyens d’existence justes
CONCENTRATION
Effort juste
Attention juste
Concentration juste
COMPRÉHENSION
Compréhension juste
Pensée juste
Les cinq ascètes dont l’esprit était fortement développé
comprirent son Enseignement et devinrent ses premiers disciples. Le Sangha ou
Communauté des Moines était ainsi formé
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Le Bouddha
dit :`Allez Moines Enseignez ce Dhamma
qui est excellent au début, au milieu, et à la fin. Les yeux de quelques
personnes sont obscurcies par très peu de `poussières `, celles-ci
comprendront`.
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Ils
partirent donc pour diffuser le Dhamma.
Le Bouddha,
lui-même, marchait de village en village. Au cours d’un de ses trajets
au village de Rajagaha, il vit un troupeau de cerfs. Un faon boiteux était
parmi eux. Le Bouddha
le prit dans ses bras et demanda au berger l’endroit où il les amenait.
`Ces cerfs appartiennent au Roi Rimbisara. Ils vont être sacrifiés dans
un feu sacré. Le Bouddha portant le faon et marchant avec le berger, alla
voir le Roi. `O, Roi, tuer des animaux innocents est un acte cruel. Ce
n’est pas la Voie du Bonheur `.
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Il
expliqua que la vie est sacrée, ainsi que l’exprime admirablement la `
Lumière d’Asie ` : ¨Vie, que chacun peut prendre mais aussi
donner, Vie, que toutes les créatures aiment et s’efforcent de
conserver, merveilleuse, précieuse et agréable à chacun même au plus
misérable…`.
-
Le Roi et son
peuple acceptèrent l’Enseignement et prirent Refuge dans le Bouddha.
-
Quand le Roi
Suddhadana apprit que son fils était maintenant à Rajagaha, il envoya un
messager au Bouddha
pour lui dire qu’il devenait âgé et qu’il désirait voir son fils
avant de mourir.
-
Alors le Bouddha
et ses disciples arrivèrent à Kapilavastu et le peuple se précipita
pour voir le Prince.
-
Il avait
quitté son foyer depuis sept ans. IL fut accueilli au palais par son père
et par les autres membres de la famille royale. Il leur enseigna le Dhamma
et ils furent tout convaincus de la Vérité,
sauf le Roi.
-
Le lendemain
matin, le Bouddha
alla mendier de la nourriture de maison en maison. Le Roi en fut profondément
irrité.
-
`Comment
pouvez-vous me déshonorer ainsi ? Pourquoi ne pouvez-vous pas manger au
palais ?
-
`C’est notre
habitude de mendier la nourriture `répondit le Bouddha.
-
`Quelle
habitude `demanda le roi ? `En vérité, vous n’êtes pas un mendiant,
vous appartenez à la lignée et au clan Sakyah. Vous êtes Prince.`
-
`Votre Majesté
`, dit le Bouddha
`vous pouvez prétendre descendre des Rois, mais moi je suis le descendant
d’une longue lignée de Bouddha.
Ils ont toujours mendié leur nourriture `. Il céda cependant aux
demandes répétées du Roi et il prit sa nourriture au palais durant son
séjour à Kapilavastu.
-
Jusqu’à présent,
le Bouddha
n’avait pas vu Yasadhara. Alors, il alla à ses appartements et en le
voyant elle se jeta à ses pieds en pleurs. Il lui dit des paroles de réconfort.
-
Le septième
jour de sa visite à Kapilavastu, Yasodhara habilla, avec élégance, son
fils Rahula âgé de sept ans et l’emmena voir le Bouddha.
-
`Ce Sage, au
teint doré, est votre père `dit-elle. `Autrefois il était très riche.
Allez le voir et demandez-lui votre héritage car, à présent, il doit
vous revenir `.
-
Rahula fit ce
qu’on lui dit. Le Bouddha
pensa, `il désire son héritage. Il pense à argent, aux bijoux, aux
palais, aux chars, aux armes et aux possessions. Je lui enseignerai le Chemin
de l’Éveil `.
-
Il demanda à
Sariputta, son principal disciple, d’ordonner Rahula novice. En
apprenant cela, le Roi Suddhodana fut très triste et avec respect, il
demanda au Bouddha
de ne pas ordonner novices des enfants sans la permission des parents. `Lorsque
vous avez quitté la maison, sans dire adieu, cela m’a rendu très
malheureux. Puis j’ai commencé à aimer Rahula, maintenant vous
l’avez également pris `.
-
Le Bouddha
expliqua la Vérité qu’il avait découverte, avec une telle simplicité
et une telle persuasion que son père en vint à accepter son Enseignement
et de nombreux membres de la famille royale devinrent moines.
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L’un d’eux
était son cousin Devadatta,
compagnon de jeux durant son enfance. Il devint jaloux du Bouddha et
essaya de le tuer de plusieurs manières, enfin de pouvoir diriger le
Sangha, la communauté des moines.
Un jour, alors
que le Bouddha
était assis et enseignait, Devadatta fit dégringoler, de très haut, une
grosse et lourde pierre, mais le rocher éclata en deux parties qui tombèrent
de chaque côté du Bouddha.
Une autre fois, il enivra l’éléphant Nalagiri pour qu’il attaque le Bouddha.
L’éléphant furieux se précipita vers lui dans une rage folle. Le
Bouddha utilisa ses grands pouvoirs mentaux pour calmer l’éléphant qui
s’agenouilla à ses pieds. A la fin de sa vie, Devadatta se repentit et
alla voir le Bouddha
pour apaiser son esprit agité. Il tomba à genoux devant le Bouddha
et implorant son pardon, il prit Refuge dans le Bouddha.
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La renommée du
Bouddha
comme maître était largement répandu et ses disciples venaient de
toutes les classes sociales, Rois et Brahmanes aussi bien que parias et
pauvres prenaient Refuge en lui. Nombreux étaient ceux qui venaient pour
être conseillés et réconfortés. Ce fut le cas d’une femme Kisagotami.
Lorsque son premier enfant mourut, elle fut frappée de douleur. Elle prit
dans ses bras le corps et erra dans les rues en demandant un médicament
pour faire revivre son enfant. Les gens pensèrent qu’elle était
devenue folle. Un homme bon et avisé l’emmena voir le Bouddha.
Le Bouddha
savait combien elle était malheureuse, il lui dit d’aller chercher des
graines de moutarde. Elles étaient couramment utilisées en pharmacie et
faciles à trouver. Kisagotami fut soulagée.
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`Mais,
souvenez-vous qu’elles doivent provenir de maison où personne n’est
mort. Si vous pouvez m’en apporter une poignée, je ferai renaître
votre enfant `.
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Kisagotami
alla de maison en maison, de famille en famille, mais tous répondaient :
¨Oh, il y a eu ici de nombreux morts `ou ¨mon mari (père, mère, sœur,
etc.. ) sont morts ici récemment `.
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Elle visita méticuleusement
toute la ville sans trouver une seule maison où il n’y ait pas eu de
mort. Ayant compris que le grand maître désirait qu’elle trouvât par
elle-même…que la mort est le sort commun de tous, elle retourna voir le
Bouddha et lui dit :
-
`Ma douleur
m’a aveuglée `.
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Elle
était prête mentalement, pour recevoir son Enseignement.
-
`Tout ce qui
est apparu ou apparaîtra doit inévitablement et devra à nouveau disparaître.
IL n’y a qu’une seule loi dans le monde : Tout est impermanent
`.
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Peu après, le
Roi Suddhodana mourut. Son épouse, Prajapati Gotami, la tante du Prince Siddharta
qui l’avait élevée, vint voir le Bouddha
pour lui demander de l’ordonner, comme une de ses disciples, de même
qu’il faisait pour les hommes qui formaient le Sangha.
Le Bouddha
refusa de le faire bien qu’elle l’eût imploré trois fois.
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Gotami refusa
de se décourager. Avec plusieurs femmes de Kapilavastu, elle se fit
tondre la tête et revêtit une robe jaune et suivit le Bouddha
jusqu’à Vasali, où, à présent, il demeurait. En arrivant, elles étaient
dans un piteux état. Leurs pieds avaient des plaies et saignaient. Ananda,
le disciple préféré du Bouddha,
vit Gotami qui attendait, il lui demanda ce qui était arrivé. Après
qu’elle lui eût tout raconté, il alla voir le Bouddha et le persuada
finalement d’ordonner Gotami.
-
Bien que le Bouddha
ait dit que les femmes comprendraient son Enseignement le plus profond, il
ne désirait pas créer un ordre de nonnes car il savait qu’un tel ordre
ne durerait que cinq cents ans. Il ordonna Gotami parce qu’elle s’était
occupée de lui avec bonté, lorsqu’il était enfant, et il ordonna
toutes les femmes Sakyan qui étaient avec elle, mais cela se passa comme
il l’avait dit : l’ordre des nonnes ne continua pas de la même
manière que le Sangha.
-
Le Bouddha
avait trente cinq ans lorsqu’il atteignit l’Éveil. Partout où il
allait, des foules se rassemblaient pour le voir et pour entendre son
Enseignement. Durant les quarante cinq années qui suivirent, il marcha
avec ses moines en enseignant le Dhamma
au Nord et à l’Est de l’Inde. Les Rois, les Nobles, et les riches
marchands offrirent avec générosité des monastères et des parcs dans
lesquels lui et ses moines pouvaient vivre.
-
Plus tard, les
monastères devinrent des lieux d’étude et l’Enseignement du Bouddha
se propagea en Asie dans des pays tels que Shri Lanka, Birmanie, Thaïlande,
Cambodge, Vietnam, Laos, Népal, Tibet, Mongolie, Chine, Corée et Japon.
Aujourd’hui, le Bouddhisme est la religion de plus de cinq cents
millions de personnes. Le développement culturel de toutes les nations
bouddhistes est dû principalement à ses enseignements. Aucune arme n’a
été utilisée, aucune guerre engagée, aucune goutte de sang n’a
jamais été versée pour sa diffusion. Il se répandit pacifiquement grâce
à l’amour et à la compassion qu’il enseignait et à l’esprit
raisonnable auquel il faisait appel.
-
Le Bouddha
conseilla au Sangha
des moines une vie très simple, paisible, au service des autres. Les
moines devaient avoir de la nourriture, des habits, un abri et des médicaments,
mais pas des maisons luxueuses, ni de multiples biens.
La manière
bouddhiste de vivre, pour eux qui suivent son enseignement, consiste à
prendre à ne pas être égoïste et à se libérer du désir.
Le Bouddha
âgé était sur le point de mourir. Il tomba malade près de
Kushinagara dans l’actuel Uttara Pradesh. Étant étendu dans un bosquet
d’arbres de sala, il s’adressa aux moines autour de lui : `
Toutes les choses périssent. Soyez attentifs, soyez honnêtes, soyez
vigilants. Soyez des lampes pour vous-mêmes. Toutes les choses composées
sont passagères. Efforcez-vous donc, avec ardeur, d’atteindre la
perfection`.
-
Ce furent les
dernières paroles du Bouddha.
-
À la
pleine lune du mois de Vesak (mai), alors que le crépuscule tombait
paisiblement et calmement sur les oiseaux, les animaux, le Bouddha
mourut à l’âge de quatre-vingt ans. Il ne devait plus y avoir, pour
lui, de naissance, ni de mort.
Le Bouddha
fut incinéré avec toute la pompe et la cérémonie dus à son rang
royal. Ses reliques furent réparties dans des nombreux pays bouddhistes
pour y être conservées précieusement et vénérées indéfiniment.
- LE
PARFAITEMENT ÉVEILLÉ
– ( Le Bouddha
)
-
Le Bouddha
fut un homme qui comprit parfaitement la vie et ses problèmes. Il réalisa
que la Souffrance caractérise tous les êtres vivants et il décida de
donner au monde son Enseignement de bonté et de compassion.
- ÉVEIL :
-
Compréhension
parfaite de la vie que le Bouddha
a atteinte.
- MÉDITATION :
-
Développement
de la concentration à de très hauts niveaux.
-
La
concentration est nécessaire dans la vie de chaque jour pour faire son
travail ou nettoyer sa maison ou faire ses courses, etc.… En méditant
sur un sujet comme observer Ses inspirations et Ses expirations ou en
dirigeant des sentiments bienveillants vers tous ceux que l’on connaît,
on peut calmer et apaiser son esprit et ainsi obtenir la paix et se libérer
de la tension et de la Souffrance mentale au milieu de la précipitation
et de la frénésie de la vie moderne du XXème siècle.
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